On est en pleine guerre dite “de Cent Ans” avec les
Anglais.
Le roi de France, Jean le Bon, est prisonnier des
Anglais depuis la bataille de Poitiers en 1356. En attendant sa
libération, son fils Charles gouverne à sa place.
Les foires de Champagne étaient très
courues aux XIIème et XIIIème siècles. On y
venait de partout. Instituées par les comtes de Champagne,
elles étaient six à se succéder tout au long
de l’année : Lagny, Bar-sur-Aube, Provins (une au printemps,
une au début de l’automne) et Troyes (une en été,
une en automne). Mais en 1284, Jeanne, dernière héritière
des comtes, épousa le roi Philippe le Bel, et la Champagne
fut rattachée à la France. Le roi de France préféra
favoriser une foire qui se tenait près de chez lui, à
Paris (celle du Lendit, à Saint-Denis), et les foires de
Champagne déclinèrent.
À l’époque de Garin, la guerre de Cent Ans leur
porte un dernier coup : il devient difficile de se déplacer,
les routes sont peu sûres. D’internationales, ces foires
deviennent nationales, puis régionales.
Les chevaux
Ils ont une grande importance. En effet, en ces temps sans automobile,
sans bicyclette, sans tracteur, ils sont le seul moyen de locomotion
et — avec les boeufs — de traction.
Pour les animaux destinés à tirer charrues ou charrettes,
on privilégie évidemment la force. En revanche, pour
les chevaux de selle, on recherche la beauté et — pour
les longs trajets — la régularité et la douceur
de l’allure.
Les unis blancs et noirs sont les préférés,
suivis des couleurs comportant beaucoup de blanc. Puis viennent
les gris, les pommelés, les bais, les fauves...
Il y a de grands haras où l’on effectue des croisements
entre les races pour obtenir des qualités précises.
L’éducation des filles
Le manuel de Gilbert de la Pisserote est inspiré du Mesnagier
de Paris, écrit par un bourgeois à la fin du XIVème
siècle. Le plus amusant est que ce bourgeois donne ces conseils
à sa femme (beaucoup plus jeune que lui), pour qu’elle
sache se comporter avec un autre mari après son décès.
Il ne lui demande pas d’agir ainsi avec lui.
La justice
Comme le dit Garin, « ça ne rigole pas ». Les
peines auxquelles il est fait allusion sont puisées dans
l’histoire de différentes villes.
Les teinturiers
Leur profession est très réglementée. Ils n’ont
droit qu’à certaines couleurs. Ils teignent le drap
et la toile, mais le traitement de la soie est réservé
aux merciers et celui des chapeaux aux chapeliers.
Le théâtre
La Farce du tourneur de tournois imaginée par Artus s’inspire
d’une longue tradition qui donnera au siècle suivant
La Farce du cuvier (dans laquelle, à l’inverse, c’est
la femme qui fait écrire à son mari ce qu’il
doit faire).